la Marine (Kriegsmarine)Les forces navales allemandes sur le Front Ouest étaient placées sous l'autorité de l'Amiral Krancke, commandant en chef du Marinegruppe West (Groupe Naval Ouest). Celui-ci dépendait directement de l'Armiral Doenitz à Berlin. Le littoral normand relevait de deux commandemants navals : la partie occidentale (Mont St-Michel - Orne) était placée sous l'autorité de l'Amiral Walter Hennecke (QG à Cherbourg), la partie orientale (Orne - Somme) était placée sous l'autorité du Contre-Amiral H. von Tresckow (QG au Havre). Ces deux commandements étaient eux-mêmes placés sous l'autorité de l'Amiral Friedrich Rieve (QG à Rouen), commandant en chef des côtes de la Manche. A part les sous-marins, les forces navales allemandes à l'Ouest étaient incapables d'opposer une résistance sérieuse aux marines alliées. Sur les côtes de l'Atlantique, de la Manche et de la Mer du Nord, la Kriegsmarine disposait d'environ 580 unités de surface composées de petits bâtiments. Seuls une douzaine de destroyers et de torpilleurs présentaient une menace plus sérieuse. A ce total, il faut ajouter les 130 sous-marins de l'Amiral Doenitz basés le long de l'Atlantique. En 1944, on dénombrait 140 bâtiments de surface allemands mouillés dans les ports normands. Il s'agissait de dragueurs de mines, de chalutiers-dragueurs, de patrouilleurs, de destroyers, de torpilleurs et surtout de vedette rapides de reconnaissance. Ces bâtiments étaient basés dans les ports du Havre (76 bâtiments), de Cherbourg (15 bâtiments) ainsi que dans les ports de Fécamp, Dieppe, Ouistreham et dans les îles anglo-normandes. La Kriegsmarine n'était pas seulement chargée de la surveillance de l'espace marin. Il lui incombait également le fonctionnement des arsenaux, le mouillage des champs de mise, la mise en oeuvre des stations radars spécialisées dans le repérage lointain et la défense côtière au travers des batteries d'artilleries marine. Le Jour J, l'action des forces navales fut très réduite grâce aux moyens que les Alliés avaient mis en place pour la défence proche et lointaine de leur armada. Grâce à ce dispositif, les attaques des sous-marins furent tâtonnantes et incertaines et les résultats obtnus très médiocres : entre le 3 et le 30 juin, seuls deux grands navires de guerre alliés furent coulés et deux autres endommagés. L'aviation (Luftwaffe)L'aviation était en 1944 sur le Front Ouest d'une incroyable faiblesse. Les avions à croix gammées qui avaient été si nombreux sur les terrains normands en 1940 au moment de l'attaque contre l'Angleterre avaient désertés ces régions depuis longtemps. La plupart des terrains d'atterrissages étaient vides, mis à part quelques appareils en bois qui servaient de leurres contre les Alliés. La Luftwaffe disposait pourtant à l'Ouest d'un personnel surabondant comprenant en 1944 plus de 300'000 hommes placés sous le commandement du Maréchal Hugo Sperrle (QG à Paris). L'espace aérien occidental était surveillé par la IIIème Luftflotte (Flotte aérienne) composée de trois corps : les Fiegerkorps II et IX basés aux Pays-Bas, en Belgique et en France du Nord, et le Fliegerkorps X installé dans la moitié Sud de la France. L'ensemble de la IIIème Luftflotte disposait d'environ 500 appareils (chasseurs et bombardiers). En dehors des vols de reconnaissance, la Luftwaffe était chargée du fonctionnement des grandes stations radars participant à la défense avancée du Reich et à la mise en oeuvre des batteries de DCA (Flak). Au moment de l'invasion, l'action de la Luftwaffe fut médiocre. Le 6 juin après-midi, seuls une soixantaine d'avions allemands s'étaient opposés aux 11'000 appareils alliés. Néanmoins, dans les jours qui suivirent et grâce à des renforts arrivés du Reich, le Maréchal Sperrle put organiser des mouillages de mine nocturnes dans les zones d'ancrages des navires alliés face aux côtes normandes. Ces engins, en explosant, causèrent de multiples dégâts aux navires et aux embarcations de débarquement.
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